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mercredi 11 janvier 2012

People=shit

Je vous mets un petit passage "slipknotien" d'un article que j'ai parcouru à l'instant. J'aime bien.

As has frequently been observed, individual human beings are not perfect statisticians (Kahneman et al 1982).They make systematic errors in recording the events of history and in making inferences from them. They overestimate the probability of events that actually occur and of events that are available to attention because of their recency or saliency. They are insensitive to sample size. They tend to overattribute events to the intentional actions of individuals. They use simple linear and functional rules, associate causality with spatial and temporal contiguity, and assume that big effects must have big causes.


Nous sommes des merdes.

J'ajouterai People=gens
biz
Article ici pour les curieux

dimanche 14 février 2010

florilège

Quoi encore un post ? Mais qu'est ce qui se passe ces temps-ci ? Pourquoi cette logorrhée ? Il est encore bourré c'est ça ?
-> Que nenni ! La vie m'offre du matériel en ce moment c'est tout.
Comment il fait pour poster le week end alors qu'il a plus d'écran ?
-> Je n'écris pas mes post, je les pense assez fort et ils s'écrivent sur vos écrans.


Encore une technique de faible: ceci n'est pas un post, c'est une simple compil' des pages "Spécial St valentin Oh tiens un liste 'shopping coquin' comme c'est pratique, justement j'avais pas encore trouvé quoi faire!" des journaux 20Minutes et Metro.

Voici donc qq morceaux choisis, pour se moquer gratuitement. Tout est authentique, évidemment, vous pouvez vérifier sur les sites.

*Capucine, depuis que tu es partie je suis comme un A380 sans turboréacteurs, je ne peux plus avancer, et je m'écrase. Reviens Capucine , je t'aime

*Coucou mon amour, une petite déclaration pour te dire que je t'aime de tout mon cœur, que malgré toutes les épreuves on est toujours ensemble, et veux tu m'épouser après ton divorce. Je t'aime fort.

*Je suis à toi comme le thon est à l'huile.

*Mireille je t'aime comme un tracteur aime le gasoil.

[enfin, une mignonne pour finir sur une note positive]
*Qu'as tu de plus qu'elles ? Mon coeur !



Et un post pour pas cher de plus , un !
& Bonne saint Valentin à tous les mecs dont c'est le prénom.

jeudi 11 février 2010

Journal d'un sans écran (3)

Bon ok avant hier j'avais dit à demain , mais j'ai fait une ellipse d'une journée , pour gérer des trucs de la vie réelle tout ça. Pis comme j'ai pas d'écran à la maisonj'ai pas pu poster au taf , vu que j'y suis pas allé, à cause de la SNCF, enfin bref c'est compliqué.

Mine de rien , une journée de fenêtre ouverte , c'est assez efficace pour dissiper l'oignonitude.

Hier, j'ai dû meubler vraiment une journée, et pas un bout de soirée, sans titine. Evidemment je ne peux pas tenir le siège sans une bonne grosse rasade de lecture, alors il a fallu que je trouve un coin lecture commode, et là, j'ai ressenti un manque déchirant. Une nostalgie des années nancy, qui m'a saisi les testic la nuque de ses doigts glacés: je n'ai plus mon fauteuil bleu...

C'est typiquement là que j'en ai besoin: moi, un bouquin de SF cyber-kepon auquel péter la gueule au katana en teflon, le temps de lire un peu plus que qq pages, un peu de zik en fond.
Mais non, l'ère du fauteil bleu est révolue, il coule des jours heureux, désormais vert, dans l'appart de ma frangine (qui en prend bien soin, hein toutounette ?)

Heureusment ma chaise de bural est acceptable en position inclinée, les pieds sur l'accoudoir de mon canap , j'ai un ersatz de fauteuil bleu tout à fait décent.

Puisque je ne vis que de substituts dans ce voyage au bout de l'IRL, j'ai aussi emprunté à Mumu sa DS. Grosse déception, je dois avouer. Ce n'est pas vraiment de la faute de qui que ce soit, j'avais simplement pas les bons jeux à disposition.
Puis histoire de me gorger de pixels avant de dormir, nous avons très sérieusement entamé Gears of War 2. Je sais bien vous vous dites comme Pini, que je triche et tout ça, parce que c'est pas vraiment un sevrage si je joue chaque soir 3h à la XBox. Mais l'œil ne voit que la surface des choses, ne vous y fiez pas. C'est Obi Wan qui le dit, j'y peux rien.

Ce n'est pas tant le temps de jeu et/ou d'exposition à l'écran qui est mesuré, c'est plutot le changement d'état d'esprit, comme par exemple, de ne plus pouvoir checker ses mails toutes les demi heures, de ne plus pouvoir vérifier qqch sur la wiki vite fait, pour se rafraîchir la mémoire. Par exemple, truc tout bête, dans mon bouquin d'hier, arrive un moment ou le héro fredonne des paroles de chansons.

Vous savez, en italique, au milieu de sa narration cliché, avec des points de suspension du genre

"J'entre dans la bar enfumé, blindé comme à son habitude. Le néon indique un sobre JOE'S pour toute décoration.
Allez viens boire un petit coup à la maison....
Les quidams m'observent l'air de rien par dessus leur consos. Je suis connu ici, à force. On me fout la paix en principe. Ceux qui savent qui je suis ont compris depuis longtemps, et les nouveaux sont vite mis au parfum. Elle est là, accoudée au comptoir, dame déplacée dans ce décor miteux.
Belle, c'est un mot qu'on dirait inventé pour elle...
[...]"
"I kissed a girl, I liked it"

Bien sûr c'est souvent du Dylan/Johnny Cash que les héros citent, dans les vrais polars...
Ben là, je suis complètement niqué: aucun moyen de vérifier si ce sont des paroles réelles, d'une chansons connue etc...C'est pareil pour une foultitude de petits détails, genre l'heure qu'il est, le big bang théory que j'ai pas encore vu, est ce que les mods multi de torchlight avancent et tout et tout.

Grave problème aussi , je ne peux plus guetter le mail sournois du boss vers 22h "Au fait t'as avancé sur [truc relou que t'avais complètement zappé, vu comme c'était relou justement] ? On en reparle disons vers le [moment inopportun qui pouvait pas plus mal tomber] ? A demain"

Ma vie en devient plus palpitante, c'est dingue. Tous les matins, il me tarde de découvrir mes mails, quel suspense.


mardi 9 février 2010

Journal d'un sans écran (2)

Réaction primaire de l'homme plongé dans un environnement inconnu : la bouffe.

Hier, vers 20h je regagne mon chez moi, avec au ventre le frisson de l'inconnu : qu'est ce que je vais faire ?

Puis j'avise le filet de patates et d'oignons que JB avait acheté quand il était venu, il faut en faire qqch avant que ca mute.
Et là, le réflexe bête, je me dis, ben je vais aller regarder sur le net la recette de la soupe à l'oignon de Mumu. *buzzzz* *toudoudoudoum* Ah mais oui, haha , je n'ai plus d'écran, qu'est ce qu'on rigole.

Bon j'appelle mumu pour connaitre les quantités et hop hop hop !

Alors, le beurre j'ai, les oignons j'ai, la farine j'ai pas (on s'en branle c'est useless la farine), le vin blanc j'ai, le bouillon de volaille j'ai pas , mais j'ai des cubes de trucs Kub Or, ça va le faire.
C'est parti

1) Hmm bon, déjà 6 oignons à découper fin
2) C'est vraiment long en fait...
3) J'ai mal au doigt
4) Couteau de merde aussi là, hmmmmpfffrrrfaichier !
5) Et voila j'ai une ampoule au doigt
6) Mais il coupe pas ce couteau ou quoi ?
7) Gnurf, ayé , a fini les oignons, ava faire un break

Alors après en principe , faut mettre 40g de beurre. 40g bordel, va mesurer ça sur la plaquette toute creusée au couteau qui traine dans le frigo. Je remplace mentalement "40g" par "à peu près ça". Tous les grands font ça à l'œil de toute façon.

8) Faire revenir les oignons
9) Encore
10) Encore, encore, c'est pas revenu là
11) Mouais, on en a pour un moment...

[...pendant ce temps là, ben apéro et sandwich et guitare, on va pas baisser les bras si vite...]

12) Oh tiens , et si je rajoutais des patates. Ca fera office de farine (c'est pareil si on regarde bien, c'est juste de la farine en tas jaunes et compacts. Ok je les fais cuire à l'eau à part vite fait
13) Vin blanc , assaisonnement
14) Surprise : ca sent comme les moules marinières
15) Pfiou je ferais bien un petit Metal Sl *buzz* *toudoudoudoum* -ah merde c'est vrai -
16) Mais j'en ai fait 10 fois de trop de la soupe O_o
17) Tiens c'est bizarre , ça fond pas vraiment les oignons

[.. on va attendre un peut que ça se réduise...]

18) Ehh, tiens je me demandais comme ça, est ce que par hasard faut pas en plus mouliner le truc pour que ca fasse onctueux?
19) Et merdeuh j'ai pas de mixer >_<
20) Les mixers c'est pour les faibles de toute façon.


21) Allez hop le bouillon , combien il a dit déjà ? 1L ?
22) C'est combien de cuillers à soupe , 1L ?
23) Si je vidais ma bouteille d'huile d'olive dans un bol peut être que ça me ferait un moyen de mesurer 1L et puis après ... On va faire ça en faisant 4 fois la petite bouteille qui traîne là bas.
24) les verres doseurs c'est pour les faibles


25) Bon ca y est là, les patates sont fondantes , je les écrases dans le bouillon , je rajoute un bout de vieux thym pour faire style, et qq épices qui piquent.
26) Pourquoi je me suis fait chier avec cette tonne d'oignons , ça a déjà l'air bon comme ça , 3 patates dans un 1L de bouillon
27) Allez on mets les oignons
28) Ouaaaaaaaah
29) Ca sent bonnnnnnnn
30) Ca va le faire grave devant la Saison 1 de Bra ... *buzz* *toudoudoudoum* Oui bon ça va on a compris que y a pas d'écran.


31) Raaah ! Mais 'est 'aud ! 'u'ain 'e 'a mè'e
32) Bon ben ca se boit/mange bien ce petit truc
33) Faut mâcher un peu vers la fin du bol. C'est concept. Ca rajoute une texturalité, un tactilisme organique.
34) Je vais appeler ça l'iSoupe et le vendre très cher dans des conteneurs en alu brossé.
35) Si seulement j'avais du vieux pain.


[1h plus tard]

36) Tiens ça sent l'oignon là non ?
37) Non, ca doit être juste mes mains ou mes ongles qui sont imprégnés

[le lendemain matin]

37) Je suis un oignon dans un atmosphère d'oignon , dans la ville des oignons sur la planète oignon. Quand j'aurai enfilé mes pelures, j'irai bosser avec mes collègues oignons dans la fac d'oignons.
38) Tiens c'est bizarre, même le bus sent l'oignon
39) Vivement ce soir que je me fasse un petit bol de soupe .... de Poisson! Ahah ! Car j'ai aussi de la soupe de poisson qu'un squatteur a ramené. Que de soupes, manquerait plus qu'une petite chanson de Grégoire ;)



Donc,
La cuisine c'est pas mal, malgré le manque évident d'équipement et de denrées, mon truc était très bon ! une petite heure de taf , mais beaucoup trop de vaisselle...
Sinon , dans la série DTC la technologie : mon lecteur mp3 refuse de lire de la zik plus d'une heure d'affilée , et j'ai pété ma corde de Mi. Bonjour l'ambiance en rentrant ce soir!


A demaing

lundi 8 février 2010

Journal d'un sans écran (1)

Je sais pas si vous connaissez le mouvement straight edge . Pour ma petite personne, ne plus avoir d'écran c'est un gros virage straight edge, je vous garantis.

Yohoho,

Hardi les gars, ça fait déjà 24 heures que l'écran de titine affiche un noir terne, en 1024x768. Il est en mode économie d'énergie pour l'éternité.

Avec le temps....
Avec le temps, va, tout s'en va,
On oublie les pixels et l'on oublie joie
L'écran, quand ça s'allume plus, c'est pas la peine de rebooter
Ni chercher plus loin, faut laisser éteint et c'est très bien.


Mon écran, miroir de l'âme de ma titine s'est éteint (wink) samedi vers 1h30.
Couvert de stickers divers, ornementé d'un masque africain miniature offert,et d'un baobab en nappe IDE de ma confection, il prenait la majeure partie de la surface de mon bureau. Il était gris, lourd comme un âne mort, et son pied cassé ne permettait plus de l'orienter. Mais c'était mon écran. Bon, en fait c'était l'écran de Hot qu'il m'avait revendu d'occase en 1A. Mais on s'était habitués l'un à l'autre.

J'entame donc une semaine de désintox. Après un gros shoot de jeux vidéos hier chez mumu pour palier aux premiers moments de descente, il s'agit de voir si je tiendrais le choc d'une semaine sans PC chez moi. Une semaine sans séries en cours (4-5 ), terminées (2-3) sans films de seconde zone chinés par un combo frangine/mumu, sans shoot'em up, sans beat'em all, sans hack'n slash.
Impossible de terminer Braquo, à peine commencée, ni de finir Inglorious Basterds...
Plus de Capital, Culture Pub ni de Salut les Terriens non plus, adieu Tracks et so long jiwa.fm ...

Ma guitare, mes bouquins et moi, nous tiendrons le siège vaillamment, mon lecteur mp3 (lui aussi souffreteux décidément) branché sur mes enceintes en soutien pour couvrir les bruits d'escaliers qu'on discernerait très bien sinon, dans le nouveau silence de chez moi.

Je vous ferai part plus tard du spleen de l'homme lâché par la technologie, amante volage, exigeante et avide, une vrai salope.



Walking alone in the rain *toudoum*
Water in my shoes *toudoum*
All I can feel is this pain in my heart
and this Screenless buddy blues *gros solo de buddy guy*

vendredi 11 décembre 2009

j'ai le GPU qui se dilate

Chers amis, l'heure est grave : ma titine traverse des problèmes de santé assez sérieux...

Bien qu'on puisse y trouver qq avantages (progrès en guitare, esquive du lip dub de l'UMP) , ça m'empèche surtout de matter le big bang theory de cette semaine , le how I met your mother, le sons of anarchy, le House et autres joyeusetés...

Je pratiquerai l'autopsie ce week end, il est peut être possible de la sauver puisque l'increvable linux boote normalement , même si j'ai un écran noir sans rien ...

Heureusement il y a (findus) un portable souffreteux très lourd et peu puissant qui peut me dépanner ce week end. Il s'appelle Jaunty-Irit , et dessus je ne suis qu'un anonyme "invité", le compte sans raccourcis ultra-rapide, sans fond d'écran, sans émulateur de Néo-géo etc...
Le temps est il venu de se rééquiper et de transformer titine en qqch d'autre ? après ~6 ans fidèle au poste ? Ou vais je trouver l'argent pour investir dans un Quadcore-machin avec une carte OufzorX trouzemille ?

Et surtout, dans l'éventualité ou je me décide à changer de machine, quel nom vais-je trouver à la petite nouvelle ?
Car titine sera toujours titine ...

jeudi 16 juillet 2009

A fondre mes formes

Yop yop, j'essaye d'innover un peu aujourd'hui, dans la forme justement. Donc je vais donner mon avis sur un truc que j'ai fait qu'une ,(bon en fait, plus, mais pas assez) fois, me servant de ce seul échantillon pour tout décrire (F*ck you Shannon, non, pas Doherty), mais cette fois, il y aura des diagramme, parce que les diagrammes, on en fait pas assez sous nos latitudes, on préfère les courbes, ou les surfaces de guedin de matlab et consorts.
Mais ailleurs les diagrammes c'est joli, c'est un peu les coloriages pour adultes en fait. On choisit ses couleurs, tout ça. Allez, on fait péter l'histogramme 3D, on est des fous mecs, Série1, Série2, tout le monde les bras en l'air, sur la droite, sur la gauche, et jusqu'au fond derrière. check check.


Hier en fin d'aprem, je suis allé courir au bord du canal avec une pote. *ZOMGWTF* Oui oui vous avez bien lu. Ca m'était déjà qq fois arrivé au jardin des plantes en face de chez moi, mais dans un parc c'est pas pareil, c'est moins la démo perpétuelle, c'est plus bon enfant, on peut renvoyer les ballons échappés des mômes, s'arrêter à la fontaine, et c'est joli, y a des paons tout ça.

Oh, on se la raconte aussi, soyons honnêtes, quand on court dans les parcs, à mimer par la course des choses du genre "excusez moi , mais en fait c'est cool, je suis agile, vous avez vu mes fesses dans mon short en nylon et mes longues foulées qui ne semble qu'effleurer le sol ?" quand on zigzague entre les gens, souffler beaucoup plus fort que nécessaire, pour se faire entendre de derrière, échange de sourires de connivence inter-sportifs, visual check des courreurs, sur les pompes les fringues etc... Tu cours , je cours aussi, tu fais quoi après? etc.

Donc rien de bien méchant dans les parcs, dû à la petite distance. Mais au bord du canal, déjà ça rigole moins. Y a du peuple dans les deux sens, tout le temps, et ils sont pas venus faire leur jogging trimestriel eux, non. Ca s'hydrate à l'electrolyte, ça compte les bpm, bref, on change de level. Certes, on trouve qq personnes qui font ça parce qu'elles aiment, ça se voit tout de suite dans l'atitude, mais pour le reste, il y a du blaireau en fuseau à perte de vue (et pourtant y a de la visibilité au bord du canal)

Donc, faisons ça bien, commençons avec une échelle adaptée, les gens du canal en général.
Hopla, on suppose que j'arrive à faire marcher mon vidéoprojecteur sans lutter une demie heure et sur l'écran blanc tiré trop bas (on voit le stop rouge en haut), sous vos yeux émerveillés apparaît ceci. Comme c'est parlant et hypnotique.



La majorité des spécimens rencontrés se situent dans la catégorie des CDS (Connards De Sportifs, cf un vieux post de pini pour le pourquoi de cette appellation). On les reconnaît aisément à leur lunettes anguleuses et métallisées, leur pompes fluos et leur mine grave. L'équipement doit faire high-tech : tissus en acrylique de kevlar nylonnisé, elastane renforcée titane, et technologie super-energy-control-cool-dry-for-cock-suckers, formes et couleurs flashy.
Le must, quand on a la chance de pouvoir le faire, c'est torse nu (bronzé et musclé hein) avec bande de cardio en caoutchouc, relié à la montre altimètre-podomètre (au bord du canal on sait jamais, une faille, un rift, un piton rocheux, faut mieux être paré à mesurer l'altitude et le pourcentage de la pente de l'eau, hein).
Alors j'arrète tout de suite votre cervelet qui s'est instantanément dit "oué il est jaloux, il aimerait pouvoir exhiber des pecs et des abdos. Mais c'est plus facile de se moquer vautré devant son ordi, quel trou-hole de cul-ass" Déjà, outre le fait qu'une fois de plus je vous accorde une belle inventivité de langage, c'est vrai, tant qu'à faire , autant avoir le torse de Hugh Jackman (les griffes aussi, je suis pas contre, mais je prends pas les rouflaquettes), mais pourquoi le sortir pour courir ?

Autant parader au bord de la mer, ou sous un t-shirt moulant si vous voulez mon avis.
Idem ici, dans une fulgurance, vous vous dites "Mais pour bronzer blaireau!"

Alors digression pour le bronzage: pourquoi être fier de son bronzage ??? Y a difficilement plus passif et plus involontaire comme activité. Bronzer c'est pas dur, ça s'apprend pas, ta peau prend le soleil et après ? Ca témoigne de ton exposition au soleil. Supertopmoumoute. Attention je ne parle pas du critère esthétique hein, trouver que c'est joli( d'ailleurs ça l'est, j'ignore pourquoi, mais ça l'est),et vouloir être bronzé, ok pas de soucis, mais la fierté bordel , d'ou sort elle ? L'humain bronzé n'y est absolument pour rien , c'est une histoire de motte génétique pour avoir le pigment qui va bien, le reste c'est le temps.
On fait pas un fromage pour les ongles qui poussent, et la barbe qui frise quand on revient de vacances au bureau, et pourtant ça se compare le niveau de brun du bras à tour de bras justement. Enfin bon, ça ou la bagnole, au moins le bronzage ça fait des marques éphémères.

Brefs, ces connards de sportifs, très fiers de courir, pensent que ça rend intelligent, mais confondent le repos de l'esprit et sa focalisation par le travail du corps (ouh ça calme ça , ça fait bien titre de bouquin) avec un idiôme du style "le sport c'est tout bénef, tout le monde le dit". Il faudrait prendre un moment pour leur dire que l'important c'est d'aimer, pour tout donner, l'important c'est d'y croire, sans s'en apercevoir, ça les changerait un peu.
La plupart du temps, ce sont des joggers, mais y a aussi pas mal de cycliste qui viennent faire un peu d'asphalte sans risquer de se faire écrabouiller par les caisseux de merde. Bon les cyclistes je les tolère mieux, ils se sont gourés au dernier moment et n'ont pas choisi le VTT, dommage.

Viennent ensuite les MPC pour Mecs Pas Chiants, qui ne te frôlent pas lancés en gros plateau/petit pignon, sont là pour le fun, la balade, promener le bébé/le chien, rentrer des courses. Ils prennent de la place, mais en toute légitimité. Et puis ils ont des portables si jamais tu te brises le fémur en glissant sur une capote usagée (oui au bord du canal y a des rebus de civilisation, comme des pneus, des canettes, mais bon ça va)

Plus rares, les fameux autres : rollers, quelques clodos, les vrais sportifs. Aucun soucis particuliers avec eux. On trouve toujours dans cette catégorie un mec qui joggue dans un accoutrement pas prévu pour : claquettes-jean, polo-bermuda-bateaux. Il ne court pas pour rattraper quelqu'un ou parce qu'il est en retard, il court c'est tout, il s'est juste gouré de stuff.

Quelques vrais sportifs donc. Foulées efficaces, concentrés mais relâchés dans leur gestes, leur tête qui tressaute à peine, habillés simples et bonnes chaussures. Se branlent d'être en t-shirt coton et vieux short, portent même des casquettes (Combien de connards en collant oseraient mettre une casquette pour se protéger du soleil? Je sais une casquette , c'est -5 en charisme, et je porterais pas ça de bon coeur non plus mais bon je mets pas de collants, terre avant, cabane).
Et les vrais sont pas forcéments de courreurs. On croise de tout, des footeux par exemple qui viennent travailler un peu l'endurance, des boxeurs pour le cardio, des ados qui sans aucune technique, sont quand même de vrais sportifs car ils n'appliquent pas la couche de "paraître par le sport" eux, pas encore. Qui courrent comme Phoebe, parce que c'est rigolo d'aller vite, font des demis tours, s'arrètent brusquement, et ne pensent à rien qu'au plaisir.
Et pis des vrais brutes genre nombre-grec-athlon, iron man et tout, où là bon, ben voila, le type il trouve presque qu'il fait pas assez chaud pour s'entraîner, alors que tu as déjà perdu 2 litres en venant en marchant.

Et enfin votre serviteur , le COR 'Connard d'Observateur Rapporteur qui s'amuse beaucoup de voir tout ce petit monde du haut de ses bloobies, et qui court aussi, tout doucement (si peu que pas) dans l'espoir de pas crever d'une attaque trop vite (et d'emballer un max avec son corps -coming soon- musclé et bronzé)

Ah j'ai pas le temps de terminer avec l'analyse des CDS en détails, avec les morphotypes et tout.
Ca sera pour une prochaine fois, là c'est cassos. Et comme je vais recourir d'ici un mois ou deux, j'aurai affiné mon analyse.

Pour finir, un petit Quizz musical
"Une fois de plus, tu cours, tu cours et tu rates ton bus. Tu galopes, tu galopes ou tu y vas tout schuss"

un "la classe" mental suivi d'un "la honte" mental à celui qui trouve.

mardi 17 mars 2009

Vigoureux démenti

Alors quoi ? voilà que j'apprends que certains d'entre vous ont vraiment cru que j'étais l'auteur de la diatribe rose précédente (et ci-dessous)...

Il y avait pourtant certains éléments qui ne trompaient pas :

  • Je n'écrirais jamais sur un fond rose, c'est pas un skyblog ici

  • Je ne mets d'image que rarement, ou alors en ASCII-art

  • Je n'écris pas avec ce style de petit garçon niveau collège (*wink*)

  • Le billet se termine par "publié par chap"



Pour une raison qui m'échappe, l'auteur principal de ce blog, dont je tairais le nom, me voue une admiration sans borne, et comme beaucoup de psychopathes, il usurpe mon identité pour pouvoir se rapprocher de ma magnificence sans borne et... ah, on me souffle dans l'oreillette que je suis lancé sur une séquence d'auto-congratulation. Je termine donc ici ce billet, qui lui est bien "publié par pini", et j'invite le lecteur et les deux lectrices (il/elles se reconnaitront) qui ont posé en privé la question de la raison de mon pseudo-craquage à ne plus se laisser abuser par les ruses grossières de leur hôte (et ça concerne aussi ceux/celles qui n'ont pas eu le courage de demander).

Cordialement, veuillez agréer l'expression de mes respectueuses salutations distinguées à la considération dévouée de mes sentiments les meilleurs.

pini, le seul, l'unique, l'inimitable, le vrai, mangez-en.

lundi 26 janvier 2009

Dans la pub jusqu'au cou

publication en dent de scie ces temps-ci. Si si.

Je sais ça va encore râler, je le sens d'ici :
"Tain mais chap il assure plus son billet hebdomadaire, c'est bien la peine de se la péter à longueur de post..."
"Pff chap c'est un mérou : 3/4 de gueule, 1/4 de queue"
"(Aucun rapport) mais chap il sait pas programmer haha le looser"
"Pis il est jamais connecté sur MSN on le voit plus"
"On y avait cru qu'il redevenait chaud comme la braise avec le sursaut sur le zippo. Est ce que c'était l'étincelle qui ravivera la flamme ?" <- je vous crédite même d'une utilisation habile de champ lexical. sympa de ma part je trouve. Je sais bord d'aile de merle, je sais. Je sais aussi que je prends le risque de vous lasser à force de procrastination, alors je fais un peu de pub cette semaine pour pas que vous soyez venus pour rien.

D'abord y a l'aîné , le nouveau blog de pini. Hamdullah, il ne nous y relate pas ses week-ends de soldes à Troyes, mais l'écriture d'un noyau en ADA, Ne Quid Nimis de son petit nom. Ouf. C'est en anglais (bien écrit en plus l'enfoiré), c'est technique (en tout cas pour le béotien que je suis gnagnagna) mais on peut comprendre moyennant un petit IRC d'ouvert avec lui.

Et puis y a Frida Kouraï,qui nous a pondu un super post qui parle des relations ethilo-américaines, où là en revanche, vu l'universalité du sujet, tout le monde peut comprendre.

Sur ce, je file en vous demandant un tonnerre d'aplaudissement pour ma frangine qui est dans le num' à la première session d'exam, et ce malgré la croyance tenace que Gris anatomie c'est la vérité, ou que la danse, c'est un sport (retour de la vengeance pour Danse ta vie, j'ai la rancune tenace).

En passant, vous vous rappellez de la vidéo de Damien Jean, "Pression artérielle" dont je vous avais fait part il y a déjà un certain temps ? Hé bien le buzz commence a monter autour de lui, suite à sa découverte par l'équipe du grand journal de C+. A l'originie du buzz, son nouveau clip "C'est mon rêve". Je ne vous fais pas l'affront de la remettre ici, mais c'est sur "mouvement-journalier"

mercredi 17 décembre 2008

Solitude humoristique

Une fois n'est pas coutume, je ne billette (pinisme) pas sur un sujet aillant trait à l'informatique. Non, si je me présente aujourd'hui devant vous, c'est le coeur lourd d'un constat attristant : c'est dur d'être drôle. Non que je ne sois convaincu d'être drôle (je suis mondialement connu pour mon humour ravageur), ce qui est dur c'est d'être drôle avec le péquin moyen, celui qui n'a ni les réfèrences du bon goût, ni la culture nécessaire à l'appréciation du processus cognitif inhérent à la compréhension d'un trait d'humour (qui tel la flèche de Guillaume Tell file vers la pomme cérébrale qui surplombe le couillon).

Prenez par exemple les deux minutes du peuple, ce chef d'oeuvre d'un génie de l'humour, avec ces différents niveaux d'humour que l'on débloque à force d'écoutes, avec ces calembours magnifiques, sources de l'addiction. Même des années plus tard, même après les avoir écouté en long, en large, en reverse et en québécois, j'affiche toujours le même sourire à 360° entrecoupé de petits éclats de rire (mais pas trop longs, sinon ça fait rater le calembour suivant). Pourtant, et alors que je suis un orateur hors-pair de ce met raffiné, pas moyen de n'arracher ne serait-ce qu'une petite courbette au coin des lèvres des méconnaisseurs ! Combien de fois ai-je essayé de convaincre ma famille, panel représentatif malgré elle, que "mais si, c'est drôle". Question de référentiel, puisqu'il me suffit de faire un clin d'oeil à chap en disant "héhé, Jacques Cartier" pour lui extorquer un petit "hin hin", tout en expiration (seuls les vrais dépositaires de l'humour authentique saisiront l'allusion).

Plus récemment, j'ai réitéré une tentative avec les Chuck Norris Facts, ces petits aphorismes sur l'acteur éponyme. Bien que meilleurs dans la langue de Shakespeare, ils n'en restent pas moins d'excellente facture, une fois traduits convenablement (i.e. pas par shenshei). J'ai donc tenté, un soir de week-end en famille de faire rire mon auditoire en dévisant que "Chuck Norris connait la dernière décimale de Pi" et que "Chuck Norris peut diviser par zéro". Je passe outre les réactions des béotiens de l'humour qui composent ma famille, mais j'étais en droit d'espérer mieux qu'un vague regard vide de mon aïeul paternel niveau -1, pourtant habitué aux mathématiques depuis plus de 40 ans de bons et loyaux services à l'Education Nationale (heureusement qu'il n'y a pas de matière "Humour" au bac, sinon bonjour le massacre).
"La montagne est lente, mais le boeuf est patient", me dis-je à moi-même.
Pas découragé pour autant (l'habitude, sans doute), je retente dans un registre plus commun. "Les enfants portent des pyjamas Superman. Superman porte des pyjamas Chuck Norris". Non content du bide provoqué, j'ai presque dû expliquer la façon de comprendre la blague (Mon dieu, qu'il est dur d'être moi ! Heureusement que je suis le seul dans ce cas).

Je ne finirais pas en essayant de vous convaincre du bien fondé de ma démarche humoristique, car comme le disait récemment (environ 1h20) l'un des rares, en dehors de moi, à partager l'humour, le seul, le vrai (© cercle des humoreux blasés) :

Heureusement qu'il y'a un public dans nos têtes, car le génie est seul.


Je vous laisse méditer.
En espérant avoir étanché la soif des lecteurs, face au vide abyssal de la ligne éditoriale,

pini


PS:
Un jour, Chuck Norris a balancé un coup de pied circulaire tellement fort à un type que son pied à dépasser la vitesse de la lumière, est revenu dans le temps, et a fait giclé Jésus hors de son tombeau (et pourtant, c'était un vélociraptor).

*wink*

lundi 17 novembre 2008

le mieux est l'ennemi du bien

On reste dans le médical

Je ne reparle pas déjà de Gris anatomie, là c'est plutôt 36 15 ta vie, rubrique on en a rien à foutre (cette vanne ne sera plus drôle d'ici la prochaine génération , dommage. Elle sera peut être changé pour qqch du genre "hé ton profil facebook c'est pas ma page d'accueil ok?").

J'ai la chance d'être rarement malade, très rarement même. Bien sûr je ne compte pas les allergies à cause des saloperies de fleurs et de chats (va brancher des meufs avec un handicap pareil tiens), ou les troubles de la digestion consécutifs à une grosse chouille, car c'est pas vraiment de la maladie.

De ce fait, je n'ai aucun skills en médocs: je connais l'aspirine et le smecta. Chez moi je n'ai que de l'aspirine effervescente upsa dont la recette a été changé car elle est nettement moins dégueu que dans mon souvenir.

Car oui, j'ai passé le week end en gilet et en survet, l'oeil rouge, la peau moite, vautré dans mon canapé sous une couverture à m'abreuver de séries américaines de qualité variable et de tisane. Jusque là me direz vous, aucune différence avec un week end normal, sauf que là, j'avais mal à la tête pire qu'un lendemain de cuite en cours de workflow, des courbatures pour rien, des frissons, et pas d'appétit, pas d'humour jovial ou méchant, pas envie de sauver une fois de plus la terre d'une flotte extraterrestre de vaisseaux spatiaux surarmés.

Une bonne petite crève quoi, tout du moins un bon coup de froid. J'ai écrit le post d'hier dans un état second, et le bruit des touches de mon clavier me paraissait beaucoup trop fort. Evidemment je m'interdisais alors tout sandwich ou cigarette car la moindre toux me faisait mal au crâne. Là, une connexion se fit dans mon cerveau : mal au crâne => prends de l'upsa.

En plus c'est bien elle est bientôt périmée ça évitera d'aller au cyclamed. Donc en avant Guingamps, j'ai pris de l'UPSA et au bout de la deuxième ça allait mieux. Seulement j'en ai pris 5 dans la journée de dimanche, nous y reviendrons.

Oui car samedi j'étais dans la période dite de "déni" (un peu comme Izzy pour ceux qui suivent gris anatomie *autokiss*), je tremblais en me disant tiens c'est bizarre il fait plus froid qu'hier, pis j'arrète pas de trembler. Oh, mes pieds sont gelés, j'ai pas faim, mais bon je vais pas être malade, c'est pas mon genre, je vais me mettre peinard en pull dans le canap dans mon appart dans lequel je n'ai pas rallumé la chaudière et regarder les desperates housewives de la saison 5 que j'ai pas encore attaqué. Quel n00b je faisais...

Ca n'a pas loupé, kabloum le sanglier, 2 heures après je m'éveille d'un sommeil dans lequel je ne me rappelle pas être tombé, tout mort, grelottant, titubant. J'ai froid mais je suis bouillant, que se passe t'il ? Pas de panique, j'attrape ma bouilloire, je me fais 1.5 litre de tisane menthe-réglisse, et hop dans une heure il n'y paraîtra plus.

Seulement je m'effondre instantanément de sommeil (alors que susan était en corset, la vie est mal faite) pour me faire réveiller 2 heures plus tard dans un état agravé, casquette de plomb, par une bonne âme inquiète venue taper aux volets clos "pour voir si j'étais pas mort". Seule la fièvre m'a empêché de l'émasculer sans sommation. Je retourne à un sommeil troublé et deshydraté jusqu'au lendemain. Je m'adminisitre un upsa par précaution.

Retour au dimanche matin donc, où là, j'ai déjà rallumé ma chaudière. Problème : il fait trop chaud du coup (même au minimum cette saloperie chauffe trop) donc j'ai les sinus secs ce qui n'améliore pas mon mal de tête. Mais je m'en fous, j'ai mes upsa !

Seulement ce que je savais pas avec ce genre de trucs là c'est que faut pas trop en prendre sinon ça fait mal au bide. Or je me suis levé tôt dimanche j'ai dû en prendre 4 ou 5 dans toute la journée (espacées de 3 heures, je pensais bien faire).

En allant renouveler mon stock ce soir, la pharmacienne me dit l'air de rien "Pas plus de 3 par jours hein ?"
"Qu'est ce que ça fait si j'en ai pris 4 hier ?" demandé-je
"Vous risquez d'avoir mal au ventre..." me dit elle avec un regard qui hurlait "t'as la chiasse hein, petit branleur ?"
"Ok c'est noté, merci au revoir" lui réponds-je avec un regard qui murmurait "je te défonce à Quake 3, espèce de cageot"

Hé non rien de tout ça, mais plutôt des aigreurs d'estomacs, un peu comme si j'avais forcé sur du gros rouge qui tache. Rien dont un bon paquet de pringles et de schtroumpfs arrosés de scotch ne puisse venir à bout. Roh je plaisante ça va .

Donc épilogue de ce billet en forme de bridgetitude : le mantra "une aspirine/3h" ne marche pas , c'est "maximum 3/j". Cela dit c'est efficace car aujourd'hui j'avais la pèche et plus du tout mal à la tête. Je vais donc pouvoir rattraper tout le taf que je devais faire ce week end pendant les soirs de demains et mercredi dans la joie au lieu de me poser dans mon logis. Vous sentez la conclusion venir, là ?

Pas de pause au logis, si tu respectes pas la posologie

vendredi 18 juillet 2008

instant karma - instant fumble

Un petit post comme ça pour le fun

Parfois on a trop la classe, surtout moi. On réussit un super long shot en plein dans la poubelle avec la canette pliée, qui rebondit sur le bord de la poubelle, et qui finalement rentre. Difficile de pas se sentir Jordan dans ces moments de tirs en bras roulé par dessus l'épaule. Et le public est debout dans mon cerveau, scandant mon nom.
D'ailleurs le public de mon cerveau ne fait pas que la hola, il fait des trucs de oufzor comme les pixels d'un écran, il écrit mon nom en 2D anti-aliasée, il hurle ma classe en canon 5.1, et tappe de la drum'n'bass plutôt que le traditionnel "poum poum tchack" de We will rock you.

Ou alors y a des jours, on est en pleine possession de ses moyens, on a la main leste qui rattrape le verre échappé d'un geste vif, on se baisse in extremis pour pas se prendre la barre de sa mezzanine, on écarte le genou à temps à proximité de la table basse, on a la présence d'esprit de remettre le cendrillon bien au milieu pour éviter les drames, on marche pieds nus toute la journée sans l'ombre d'un coin de meuble.

Mais à l'inverse, y a des jours de bad trip où tout se ligue contre vous. Mon dernier en date c'est le coup du frigo. Outre des travaux dans mon couloir qui m'empêchent de grassematiner depuis deux mois et qui sont enfin terminés, je me suis fait feinter par la bande lorsqu'ils ont coupé le jus pendant 3h dans le bâtiment.
Mon pauvre frigo qui galère déjà à faire de simple glaçons, avait un bac récupérateur ridicule, qui s'est retrouvé vite plein d'eau. Prudement je l'ai sorti doucement, sans renverser, jusqu'à ce qu'un trou sur le côté d'une des parties qui reposent sur les rails se manifeste et brise l'équilibre précaire que je maintenais autant que possible.
J'ai benné allègrement presqu'un litre de flotte dans mon taboulé et ma salade.
Vidage de frigo , un taboulé gaché , une salade à jeter, ma vie est un drame.

En week-end à beziers, j'ai fait un dégagement magistral d'un bloc de béton près du bord de la piscine, bloc de béton qui n'a pas eu la décence de manifester la moindre réaction, la moindre fissure, ni le plus petit couinement de douleur, alors que pour ma part je n'étais que haine, souffrance et verbalisation.

Curieusement je me rappelle bcp mieux des instants de loose que des instants de oone qui ne sont que de brèves bouffées de self-esteem. Ca doit être parce que j'irradie la classe en permanence, je le remarque moins du coup.

mardi 24 juin 2008

pimp my bollocks on my ride (X to the Z)

Après le post de pini je ne prendrai pas le risque de laisser refroidir, on a donc du lourd cette fois

Il y a des catégories sociales plus moquables que d'autres, c'est un fait. Parmis celles ci , entre le supporter de foot, et le chasseur, on trouve le jacky.

Je vous passe le couplet sur les thunes investies dans les subwoofers et les écrans plats (coucou Xzibit t'as une tache sur ton maillot de basket. Pistache !) , mais peut être que par une déformation de langage , de thuner une caisse, c'est devenu tunner une caisse.

Et bien je viens de tomber, au détour involontaire d'un hasard fortuit, sur un site qui vend des gonades en plastique à fixer à l'arrière des bagnoles, trucks et autres engins motorisés. Pour preuve une image avec du mature content dedans, à la pulpe d'explicit.

Toutounette si tu passes encore de temps en temps sur cette page, ferme les yeux.
Ton grand frère qui t'aime


Vous noterez l'élégance du message sur le t-shirt.
On savait déjà que la voiture pollue, baisse le QI, se gare pas facile en ville, et que ça avait une symbolique de pouvoir/virilité.
[héhé regarde comme je te doub' papi, regarde moi la plaque, il est même pas de chez nous çui-là, roh on l'entend bien l'nouveau pot hein ? T'vas voir sur la rocade, on va se faire plaiz, tiens mets voir froggy mix, j'ai un nouveau caisson]

Maintenant adieu la symbolique endo-phallique , bonjour l'ornement exo-gonadique.
Comme le dit une célèbre émission de télé : triste monde tragique.

j'espère que vous avez apprécié l'absence de mots grossier dans un post qui s'y prêtait tout de même un tantinet, et un onclinet aussi d'ailleurs.

lundi 9 juin 2008

euh je-je-je hum enfin euuuuh tu vois c'est euh

Hola tutti wie geht's you doing ?
Petit post aujourd'hui pour rester dans le rythme syndical, et parler de quelques expressions manquantes de la langue française.
Admettons par exemple qu'on vous fasse une soirée surprise avec des potes qui débarquent, ou que quelqu'un vous demande avec un air ingénu "Mais à quoi ça sert ta thèse?"
Un carambolage de répliques subtiles et musicales se produit dans votre gorge, les grands auteurs se bousculent à vos lèvres, les jeux de mots affluent, et là avec un sourire tremblant et une voix chevrottante vous prononcez un truc qui ressemble à "vftegueu", suivi d'un rire gêné.

Il faudrait une expression qui signifie en substance "Ecoute je sais pas quoi dire, c'est si soudain, je suis pas géné, c'est juste que rien ne me vient dans l'instant, l'ambarras m'assaille".
Ce qui y ressemble le plus dans mon vocabulaire, c'est le succint "atta", qu'on pourra au besoin faire suivre par un "gros". Chacun conviendra que c'est pas l'élégance qui l'étouffe, le "atta gros".

Autre exemple connu : se lever pour aller chercher qqch, et arrivé à l'endroit où le qqch se trouve, ne plus ce souvenir de cette saloperie de truc, retourner à sa place et attendre que ça revienne. Comment dire ça correctement ? Une ellipse mnémonique ? Un segfault de l'action ? Un 404 ?

Et la petite danse qu'on exécute quand on essaye d'esquiver qqn qui vient de face dans la rue et qui esquive du même coté, du coup on change de côté, mais l'autre aussi; et ainsi de suite pendant 3-4 fois ? Un peu de musique bretonne et on dirait un fest-noz ... Plus sérieusement j'avais pensé à "valse de courtoisie" pour le désigner, mais je suis pas convaincu que ça parle de soi même.

Enfin comment dire de façon concise: se retrouver comme un con après une bêtise qu'on a pas fait exprès de faire ?
Casser un truc cher chez des gens qui t'invitent, cracher côté route et mollarder sur une fille qui vous double dans la rue [ça a failli m'arriver il y a peu, grand moment inconfortable]. Une sorte de moment de solitude, mais avec la culpabilité en sus.

Pour celle là je suis vraiment sec... bien sur il y a 'game over' 'fumble' 'airconnitude' 'tain la loose' 'Omaillgade amso sorri' mais ça fait pas trop français trouvé-je.
Le plus proche que je verrais serait une comparaison: "comme un buteur contre son camp"

mardi 6 mai 2008

Encore une vanne sur macintosh

Impossible de resister au petit easter egg caché dans le nouveau GTA4 (que d'ailleurs je renommerai bien en " F toto " si ça ne tenait qu'à moi)

Voila le slogan pour le nouvel IFruit Phone, Fruit étant apparemment le nom d'une compagnie d'informatique :
No buttons.
No reception.
No storage capacity.
All ego.

(lien plus complet par là)

J'adore ce genre de slogan séquentiel , à la "ici. Maintenant. Pour vous. Pour demain", on sent à peine le pauvrepoint (PowerPoint pour les non esialiens) poindre le bout de son nez de tech' de com' derrière cette liste d'items quasi-lapidaire. Des gimmicks des phrases chocs, genre des phrases chocs.

C'est vraiment une recette facile à appliquer pour promouvoir un produit quelquonque.
Admettons que je veuille un truc bien con, genre un groupe allemand d'émo-kids.
Hair gel,
Mascara,
Being sad,
Attitude.

ou encore des brosses à dents
Simple.
Frais.
Hygiènique.
Mais ça marche pas contre l'ail.
Just brush it.

mardi 4 mars 2008

test à la con

Yo les mecs , c'est grave la honte , mais bon, ca me fait un billet pour pas cher :
J'ai fait un test quel OS êtes vous ? et il semblerait que je sois mac OS-X

Vous avez le droit de vous foutre de ma gueule environ 1/2 h
voila

Ca se passe sur ce quizz complètement cheaté, que les resultats c'est même pas vrai d'abord.

Pour l'occasion j'ai même crée un tag airconitude, c'est dire la shame on me.

Cachette de la honte no jutsu